Le cri - Nicolas Beuglet

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J'ai lu Le cri dans le cadre de ma participation au prix nouvelles voix du polar 2018 organisé par les éditions Pocket et c'était le premier roman de l'auteur que je lisais, tout comme les autres finalistes du prix. Oui oui, je préfère vous le dire puisque c'est la troisième fois que je commence mes introductions comme ça. Au moins, vous savez à quoi vous attendre ! Cependant, Le cri a remporté le prix du meilleur polar français. Ce titre était en concurrence avec Embruns que je vous présentais la dernière fois. J'ai beaucoup aimé les deux titres mais Le cri se démarque incontestablement par son genre atypique. Clairement, dès le début, il vous met une claque. On sait déjà qu'on s'embarque dans une histoire complétement dingue ! Et, la fin, mon dieu ! Quelle fin ! Totalement bluffante ! Alors un conseil : ne passez pas à côté ! Je remercie les éditions Pocket pour l'envoi.


Titre
 : Le cri

Auteur : Nicolas Beuglet
Maison d'Édition
 : Pocket
Pages
 : 556
♥♥

Histoire
:
«
À quelques kilomètres d’Oslo, l’hôpital psychiatrique de Gaustad dresse sa masse sombre parmi les pins enneigés. Appelée sur place pour un suicide, l’inspectrice Sarah Geringën pressent d’emblée que rien ne concorde. Le patient 488, ainsi surnommé suivant les chiffres cicatrisés qu’il porte sur le front, s’est figé dans la mort, un cri muet aux lèvres – un cri de peur primale. Soumise à un compte à rebours implacable, Sarah va découvrir une vérité vertigineuse sur l’une des questions qui hante chacun d’entre nous : la vie après la mort… »



Avis : Quand l'inspectrice Geringen est appelée pour un suicide dans un HP, elle ne se doutait pas que ce simple accident allait déboucher sur des expériences concernant la vie après la mort...

En effet, quand Geringen arrive sur les lieux, elle découvre le cadavre d'un homme qui a essayé de s'étrangler de ses propres mains mais quelque chose cloche. Son visage exprime tout autre chose... En le regardant, on pense inévitablement à la peinture de Munch (vous noterez que Munch est Norvégien et que l'intrigue se passe en Norvège). Comment un homme qui a essayé de s'étrangler peut-il être autant marqué par la peur ? Qu’a-t-il vu de si effrayant pour que cela le marque ainsi ?

Ainsi, lorsque Geringen mène l'enquête, elle se rend compte que des détails clochent, que les analyses sanguines révèlent autre chose et que le personnel de l’HP ment… 
*
En s'embarquant dans cette enquête Geringen était loin d'imaginer la vérité...

Ainsi, Geringen va découvrir que l'homme décédé n'a pas d'identité. Personne ne sait qui il est. Le seul détail d'identification que l'on connait reste les chiffres 488 gravés sur son front.  

Pourquoi est-il ici ? Qui est-il ? Et pourquoi a-t-il voulu se suicider ? Que voulait-il fuir pour mettre fin à sa vie ? Geringen fera tout pour découvrir la vérité, quitte à laisser sa vie personnelle de côté le temps de résoudre l’affaire…  

Dans ce roman, on découvre que l'auteur se penche sur la question de la vie après la mort et s'intéresse principalement à l'âme de chaque individu. 

Que devient notre âme après la mort ? Survit-elle lorsque la vie s'éteint ?

Geringen va se lancer dans une folle aventure : découvrir qui est ce patient et pourquoi les infirmiers ont-ils menti ainsi que le directeur de l'établissement psychiatrique ? Que cachent-ils ?

Quand j'ai débuté ce roman, j'ai tout de suite été happée par l'histoire. Impossible de décrocher ! Une fois que vous suivez l'enquête et que vous apprenez au fil de l'histoire que ce suicide n'en est pas un, vous ne pouvez plus le lâcher. Vous êtes tellement dans l'enquête que les pages se tournent rapidement. 


En plus d'être happant, c'est intéressant historiquement et psychologiquement car on aborde des aspects existentiels, de psychanalyse et de psychologie. Bref, j’ai adoré et vous devriez le découvrir car il en vaut vraiment le coup !
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Le cri d'Edvard Munch (1893) 

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