Mes meilleures lectures de 2019

15:40 My-Little-Anchor 2 Comments


Mes très chers lecteurs, l'année 2019 se termine (oui bon je suis en retard) et le temps est venu pour moi de vous présenter mes meilleures lectures. Cette année a été chargée et je me rends compte que mon travail en tant que libraire jeunesse m'a permis de découvrir beaucoup d'albums au détriment de romans. En effet, après un rapide décompte de mes lectures, je me rends compte que je n'ai lu que 38 romans (vous allez me dire c'est déjà ça) et parmi ces romans, seuls trois m'ont réellement marquée. Mais à côté de ça, j'ai pris le temps de découvrir 95 albums dont la majorité m'ont énormément plu. Et puis, j'ai eu l'occasion de me pencher sur quelques BD &romans graphiques qui se révèlent être des petits bijoux. Effectivement, cette année 2019 a été marquée par ma passion pour le graphisme et les albums jeunesse. Chaque livre que je vais vous présenter est différent mais chacun d'entre eux m'a touchée, émue d'une quelconque manière. J'espère que pour vous aussi ça aura été le cas dans vos découvertes. Et, j'espère que vous vous laisserez tenter par quelques uns de cette liste en vous souhaitant une très belle année 2020. 



JANVIER

#1 : La boîte à musique de Carbone et Gijé

En janvier, j'ai débuté l'année avec une excellente BD jeunesse qui m'a tout de suite plu par son histoire mais aussi par son trait, son graphisme et je dirais même que c'est avant tout pour ça que j'ai été charmée. Les couleurs, la finesse du trait, la sensibilité qui s'en dégage. On ne peut qu'être embarqué et subjugué par l'univers qui se présente à nous. La boîte à musique c'est avant tout un coup de crayon puis une histoire. L'atmosphère dégagée nous rappelle indéniablement Les carnets de Cerise. C'est rempli de tendresse, on suit un personnage qui est à la recherche de son histoire et qui se cherche également et puis c'est essentiellement une aventure extraordinaire, magique et surprenante ! Un vrai régal.

Les débuts de la boîte à musique à son final





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MARS
#2 : Tout le bleu du ciel de Mélissa Da Costa | Chronique

En mars, j'ai découvert l'incroyable roman de Mélissa Da Costa qui m'a fait un bien fou ! J'ai voyagé, j'ai été prise de court, j'ai été émue. Ce roman est une véritable pépite, une ode à la vie, à l'amour, à l'espoir, aux petits instants de la vie et à la liberté. Liberté de vivre l'instant présent comme le dernier... Il nous rappelle indéniablement que dans la vie rien n'est acquis et que tout peut s’arrêter du jour au lendemain sans prévenir. Ce roman n'est plus disponible en grand format mais Le livre de Poche lui donne une nouvelle vie, un second souffle en poche dès le 12 février, alors ne passez pas à côté.

« Tout au long du roman, on est subjugué par une vague d’émotions. On sait que tout peut s’arrêter du jour au lendemain. Alors on respire et puis on suffoque. On reste dans l’inconnu, celui du dernier souffle. C’est une lente descente aux enfers à laquelle nous sommes confrontés. Chaque page est un nouveau souffle mais finalement quand celui-ci s’arrêtera ? On vit chaque page dans l’angoisse de voir Émile partir pour de bon. Plus le road-trip avance et plus son état se dégrade. On découvre alors d’autres Émile : celui de son enfance, de ses années de fac, celui d’avant aux côtés de Laura. On découvre les différentes étapes de la vie d’Émile comme une rétrospective pour ne pas oublier ce qu’il a été avant la maladie et pour ne garder que le meilleur de lui comme un dernier souvenir immortel. »

JUIN
#3 : Le silence des étoiles de Sanäa K

En juin, j'ai succombé à ce roman graphique. Au début, je ne comptais pas le lire et finalement, quand j'ai vu au boulot qu'il se vendait comme des petits pains et qu'il était déjà en rupture de stock (au bout de deux jours), je me suis laissée tenter et je ne regrette pas. Pour le coup, c'est principalement pour l'histoire que je l'ai découvert car je n'ai pas été sensible au coup de crayon de Sanäa K. D'ailleurs, c'est rare que je me laisse tenter par un roman graphique dont le trait ne me plait pas. 

Ainsi, on y découvre le premier amour de Sanäa, les premières fois, la vie de couple mais aussi sa première rupture, ses désillusions, sa résilience face à la vie, la difficulté de couper les ponts et d'oublier cette histoire, l'attente, les non-dits, le déni, la remise en questions. Et puis, au bout du chemin, elle y retrouve le goût de vivre à nouveau et de se sentir libre. Libre de vivre sa vie comme elle l'entend. 

La vie est trop courte pour s'arrêter au premier cœur brisé. 

Ce que j'ai aimé le plus dans cette ouvrage, c'est l'authenticité de l'histoire. Elle est universelle et parle aussi bien aux femmes qu'aux hommes. Chacun y retrouvera toujours un bout de sa propre histoire. Et parfois, ça fait du bien de se dire qu'on n'a pas été la seule personne à vivre cela.

JUILLET
#4 : Toute la vérité de Karen Cleveland | Chronique

En juillet, l'heure des grandes vacances sonne et l'envie de lire des thrillers est présente. Ainsi, je me suis plongée dans Toute la vérité et quelle claque ! Je suis passée par toutes les émotions avec ce roman. J'ai été bluffée, je dirais même que j'ai été sur le cul. Je vivais ce roman comme si c'était moi le personnage principal. J'ai été complétement happée. L'autrice nous embarque de manière fascinante et prenante dans un autre monde : le sien.

« Toute la vérité est un thriller domestique terriblement prenant, psychologiquement insoutenable. On est plongés dans un véritable tourbillon d’émotions. »

AOÛT

#5 : La fille dans l'écran de Lou Lubie & Manon Desveaux

En août, je me suis jetée sur le nouvel ouvrage de Lou Lubie car j'avais beaucoup apprécié ma lecture de Goupil ou face, découvert en 2018. Et, je suis toujours autant conquise par son travail scénaristique ! Elle aborde toujours des thématiques importantes et engagées. Dans Goupil ou face, Lou nous parlait de sa forme de bipolarité (tempérament cyclothymique) alors qu'ici il, avec Manon, elles abordent la question des angoisses, de l'agoraphobie, du manque de confiance en soi vis-à-vis de son travail artistique.

De plus, dans La fille dans l'écran, on découvre également le travail de Manon Desveaux que je ne connaissais pas et franchement, les deux styles matchent très bien ensemble. Le jeu stylistique et graphique renforcent l'histoire et accentuent bien les deux démarches artistiques. L'une dessine quand l'autre photographie. 

Deux histoires, deux univers différents mais singuliers.


Ainsi, dans cet ouvrage, les autrices apportent un nouveau souffle à l'amour et à la vision de ce que l'on s'en fait.  On y découvre  la douceur des sentiments, les prémices d'une relation naissante, d'une nouvelle rencontre importante et de l'importance des sentiments au fil des jours. Chaque attente, chaque détail est important et permet de renforcer l'union qui se crée sur deux continents différents.  Et ce au détriment des relations qui existaient. On se rend compte que parfois la relation que l'on a construite avec quelqu'un n'est pas si idéale que ça et ne nous convient plus car elle nous a plus éloigné de nos attentes, objectifs qu'elle nous en a rapproché. On se rend compte que, grâce à la fraicheur d'un nouveau lien, rien ne va plus dans cette relation et que celle-ci ne nous apporte plus le réconfort, la sécurité ou encore le soutien que l'on a besoin. On prend conscience que ce n'est pas la durée d'une relation qui compte mais l'importance des liens qui nous unissent.

Et, on y découvre également, la gratitude et la reconnaissance du travail artistique de chacune, la difficulté de construire un projet et de l'envoyer à un éditeur, l'importance de l'entraide et du soutien qui permettent de nous redonner confiance en l'avenir. 

Les liens sont parfois plus importants que la distance.



SEPTEMBRE

#6 : In Waves de AJ Dungo

En septembre, j'ai découvert l'excellent roman graphique In waves. Pour moi, c'était le moment idéal pour le découvrir car l'été dernier, j'ai réalisé un rêve de gosse en allant surfer sur la côté Ouest et je me suis prise de passion pour les ouvrages qui parlent de surf (vous verrez ce n'est pas le seul que je présente aujourd'hui). Ce sport me fascine au point de vouloir lire des livres abordant le surf. Ne cherchez plus, vous m'avez perdue. Mais du coup, cette obsession m'a permis de découvrir ce bouleversant et magnifique roman graphique.

Ici, dans In waves, on retrouve à la fois les débuts du surf avec des personnages phares et  historiques  dont Duke Kahanamoku & Tom Blake (soulignés par des périodes de couleur sépia) et d'un autre côté l'histoire personnelle de l'auteur avec son amie Kristen (soulignée par une palette de bleu rappelant indéniablement son amour pour l'océan et les vagues). Ce roman graphique est alors perçu comme un carnet intime pour ne pas oublier Kristen et lui rendre hommage. C'est grâce à son envie de vivre et à sa passion pour le surf qu'il a finalement pu partager ces moments-là avec elle. Sûrement les plus importants pour lui. C'est également un moyen de continuer à vivre, à avancer sans sa présence physique mais toujours en ayant sa présence au creux du cœur et de l'océan. Avancer sans oublier mais en gardant la tête haute et sur les épaules. 

En surfant, l'auteur se sent revivre.


De plus, l'auteur aborde essentiellement la perte d'un être cher, son grand amour pour être plus exacte, et son deuil à travers une multitude d'émotions. Il y immortalise les bons jours comme les mauvais tout en gardant à l'esprit le bonheur de Kristen face aux vagues. Affronter les vagues est un moyen pour elle de combattre sa maladie. Elle sait que tout peut s'arrêter du jour au lendemain mais ne retient que l'essentiel : se laisser porter par les vagues et se sentir libre et légère pour ne rien regretter.


OCTOBRE
#7 : Tant pis pour l'amour de Sophie Lambda

En octobre, j'attendais patiemment que cet ouvrage sorte puisque je suis depuis des années Sophie sur les réseaux. Et notamment depuis l'époque des blogs BD où j'ai pu la découvrir en même temps que Carine Hinder (alias Mipou), Diglee, Boulet, Margaux Motin, Pacco, Yatuu, Pénélope Bagieu et plein d'autres. A partir de ce moment, j'ai toujours suivi avec intérêt leurs travaux et c'est tout naturellement que j'ai découvert l'histoire de Sophie. 

En effet, dans ce roman graphique, Sophie nous relate sa relation toxique qu'elle a vécue avec un manipulateur. Fatalement, on en prend un coup au cœur. C'est poignant et tristement réaliste. On ne peut que ressentir le malaise, la douleur et le mal-être de Sophie en la lisant. On se dit souvent « ça n'arrive qu'aux autres » et finalement, ça peut nous arriver n'importe quand, n'importe où. Par moments, on reste sur le cul vis-à-vis de la situation. On se dit « ce n'est pas possible, ce mec est un putain de phénomène, en plus d'être un égoïste et crétin de première ». Clairement, j'ai été tout autant énervée que peinée. J'avais envie de me tirer les cheveux tellement ce mec était imbuvable. J'avais qu'une envie c'était d'aider Sophie et lui ouvrir les yeux. 

Et puis, plus on tourne les pages et plus on se dit « mais c'est une blague ? ». Comment ce mec peut-il rejeter autant la faute sur Sophie alors que c'est LUI le problème ? C'est lui qui crée les problèmes. C'est lui qui devrait se remettre en questions... Mais non, c'est toujours plus simple de s'en prendre aux autres.

En nous partageant son histoire, Sophie souhaite avant tout prévenir ce genre d'abus et de relation toxique pour que ça ne se reproduise plus. Ou du moins qu'on en prenne plus vite conscience si ça devait nous arriver...



#8  Tout quitter de Anaïs Vanel | Chronique

En octobre, j'ai également découvert le premier roman d'Anaïs Vanel. C'est un très beau roman qui m'a profondément parlé. Je me suis retrouvée dans ses mots mais aussi dans sa réflexion sur la vie. Elle m'a fait prendre conscience que moi aussi je voulais vivre près de l'Océan. Pour vivre, pour me ressourcer et être plus proche de mes origines.

« A travers ce roman, ce récit, Anaïs nous écrit de manière intime. L’écriture est fluide et plaisante. Les phrases sont courtes mais sont très poétiques et remplies de sensibilité. On ressent beaucoup d’émotions, de sensations. C’est d’une justesse et d’une authenticité à vous couper le souffle le temps d’un instant. Elle retranscrit ses souvenirs avec le cœur léger mais gonflé de plaisir. En effet, elle prend plaisir à nous raconter son histoire, sa vie pour que nous aussi de notre côté on ait le déclic de changer de vie, de route pour profiter véritablement de cette vie. »


Et vous, quels ont été vos coups de cœur/meilleures lectures en 2019 ?

2 commentaires :

  1. Ravie que 'La Fille dans l'écran' vous ait plu ! Mais c'est à Manon Desveaux qu'on doit le personnage angoissé de Coline ; quant à moi, j'ai dessiné l'histoire de Marley, la blonde :)

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Merci pour votre passage et à bientôt ♥